IN MEMORIAM

PIERRE-ALEXANDRE BOURSON, président d'honneur de l'Association Histoire & Sauvegarde du Vieux Carrières (AHSVC) est décédé le 7 mars 2016 à l'âge de 89 ans.

 

Il fonda en 1975 le Comité Historique, l'ancêtre de notre association. 

Maire de la commune de 1970 à 2001, à l'exception du mandat de M. Saussard, maire socialiste de la commune de 1977 à 1983, il marqua de son empreinte le développement de Carrières qu'il dota de nombreux équipements et qu'il aménagea le long de l'autoroute A 14 qui nous fut imposée par l'Etat.

 

Il fut aussi écrivain et historien et rédigea de nombreux ouvrages sur des évènements et des personnalités historiques de notre pays, notamment un étonnant "Robespierre" dont il explique la folie meurtrière par la schizophrénie du personnage.

 

Attaché à préserver la forte identité de notre commune, il sut soutenir la fierté des "anciens" de Carrières en conservant le caractère villageois du centre du village, en finançant l'édition du livre "Carrières 2000 ans d'histoire", en créant le Comité Historique rassemblant les mémoires vives de la période d'après-guerre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'un des nombreux livres écrits par Pierre-Alexandre BOURSON, écrivain et historien passionné.

L'ARTICLE DU COURRIER DES YVELINES

DU MARDI 16 MARS 2016

HOMMAGE A PIERRE-ALEXANDRE BOURSON

PAR ELISABETH SAUNIER

Si j’ai demandé à prendre la parole aujourd’hui c’est pour témoigner, au nom de tous mes collègues de la majorité de Pierre-Alexandre BOURSON, d’une époque intense et riche qui s’est déroulée notamment de 1983 à 2001.

A travers ma propre expérience, c’est aussi celle de mes amis de l’époque que je retrace : celle de Jacques, Eliane, René, Georges, Jean-Louis, Philippe et tant d’autres… Grâce à lui, nous avons vécu une époque formidable et c’est à ses côtés que j’ai vécu intimement ce qu’était l’action municipale au  service de la population, en particulier de 1995 à 2001, années pendant lesquelles j’ai été son adjointe à l’enseignement.

En ce qui concerne mon domaine de compétence, ce furent la création du groupe scolaire des Plants de Catelaine, la réhabilitation des écoles Maurice Berteaux et Victor Hugo, la création de la commission de dérogation scolaire, l’inscription d’une discipline nouvelle au baccalauréat grâce au mur d’escalade du gymnase des Pierres Vives et le déblocage d’une formation post-bac aux métiers du son et de l’audio.

Mais lorsqu’on épluche les éditions anciennes du Petit Carrillon, ancêtre du Carrières Magazine, on constate combien Carrières doit à son action. Tout, alors, était à faire : la réhabilitation du centre du village, la résorption du bidonville et la construction de la Cité du Petit Bois, la création du Centre de Première Intervention, du Conservatoire de Musique, de gymnases, l’implantation d’un collège et d’un lycée permettant la scolarisation des enfants carrillons de la maternelle au baccalauréat… sans compter l’incitation à une vie associative riche et dynamique, tout cela pour une commune d’à peine 10 000 habitants !

Bref, la liste est très longue, et je ne voudrais pas faire une énumération fastidieuse. Mais tel était le docteur Bourson : tout d’abord, un élu soucieux de sa ville. Je me rappelle qu’un jour, sur le parking de la mairie, en parlant de l’opposition de certains conseillers aux projets liés à l’A 14, il me dit avec de la peine dans les yeux et en l’accompagnant du geste de la main : « Ils ont l’avenir de la ville entre leurs mains et ils ne le saisissent pas »…

Il était aussi un maire proche de ses administrés, proximité à laquelle le portait tout naturellement l’exercice de son métier de médecin. Qui, à Carrières, ne le connaissait pas ? Nous étions à l’époque une grande famille au service de la commune. Tout le monde se connaissait et se fréquentait. Je me rappelle que le docteur Bourson passait chaque matin, en allant à son bureau, saluer tous les employés de la mairie. Il savait s’appuyer sur des compétences de chacun, épaulé en cela par les fidèles Madame DULOUT, sa secrétaire générale, et Monsieur RICQ, directeur des services techniques. Moi-même, j’ai remercié en personne les employés qui se sont activés pour la réhabilitation de l’école Victor Hugo. Car considération et respect étaient les maîtres mots. Nous savions qu’en tant qu’élus nous étions amenés à passer mais que l’administration municipale continuerait de faire tourner la boutique.

Je me souviens qu’en 1994 j’ai demandé à le rencontrer. Le centre ville avait été rénové, Carrières s’était transformée. J’approuvais le bilan du maire sortant et de grands projets se dessinaient, prêts à aboutir, notamment ce que l’on appelait la première tranche de la ZAC A 14, c’est-à-dire le quartier des Plants Catelaine. Il m’a reçu simplement. Je lui ai demandé si par hasard il n’avait pas besoin d’une femme supplémentaire dans son équipe. A l’époque, la parité n’était pas encore exigée. J’étais une femme, jeune encore ! - et disponible de mon temps car j’étais alors sans travail. A l’énoncé de ces arguments préparés de longue main, il a souri et m’a simplement répondu : « Venez dimanche. Nous avons une réunion d’équipe ».

Cette disponibilité, cette ouverture aux autres, se traduisait aussi par le fait qu’il consacrait toujours son mercredi à ses petits-enfants. Qui, parmi les élus, politiques savent inverser les priorités ? La politique passe mais la famille reste, avec l’ancrage de ses valeurs. Ceci m’avait impressionnée à l’époque et c’est une des grandes leçons que j’ai tirée de sa fréquentation. Bref, j’ai beaucoup appris de lui, et ses jugements se sont toujours révélés sûrs.

La deuxième raison pour laquelle je veux témoigner c’est son engagement pour l’histoire de la commune. Je dirige l’association d’histoire locale de Carrières mais c’est lui qui, à l’origine, en 1975, a créé le Comité Historique, ancêtre de l’association Histoire & Sauvegarde du Vieux Carrières. Lui-même était historien amateur. Il a rédigé de nombreux livres et publié certains dont, entre autres, une analyse de « Robespierre », personnage clef de la révolution française et pour lequel il a donné une interprétation médicale de son comportement, interprétation certes réductrice et étonnante mais pour le moins absolument recevable.

Je dois dire que je partageais avec lui ce goût pour la confrontation de l’histoire de notre pays et la politique menée par nos contemporains. Notre destin national n’est pas une émanation spontanée mais découle bien de notre histoire. Nous sommes un peuple avec une mémoire collective riche et contradictoire. Rois de France et Révolution Française se perpétuent, même inconsciemment, à travers nos institutions, notre mode de pensée et nos comportements collectifs.

Il a su aussi, à travers son soutien à l’histoire locale de Carrières, redonner fierté aux anciens de la commune, un peu laissés pour compte par les nouveaux habitants. Nombre d’entre eux peuvent encore témoigner de l’histoire d’après-guerre et de ce qu’était Carrières quand il n’était encore qu’un village de paysans, de carriers et de viticulteurs, regroupés autour de leur « abbaye », leur église Saint-Jean-Baptiste et leur mairie, anciennement propriété du Sieur Le Tellier, médecin du roi Louis XIII !

Mais la raison principale de mon intervention est ma reconnaissance et celle de mes collègues de l’époque, envers celui qui fut notre maire, de nous avoir fait connaître ces belles années de camaraderie et d’intense activité au service des Carrillons, et de nous avoir guidés avec intelligence, discernement et humanité.

Elisabeth SAUNIER

Vendredi 11 mars 2016

Claude PELISSIER


Grâce à lui, l'A.H.S.V.C. a conquis un large public lors de ses conférences qui ont chacune donné lieu à l'édition d'un fascicule.

Il a traité de très nombreux sujets d'histoire nationale : les Mérovingiens, les guerres de religion, Louis XIV, la Révolution Française, Napoléon...

 

"Si Carrières m'était conté..." par Claude PELISSIER

 

 

 

 

A l'échelle locale, il a notamment démontré que la présence de Louise de La Vallière à Carrières-Saint-Denis n'était pas historiquement prouvée.

 

Il a rédigé un livret sur l'histoire de Carrières, illustré d'aquarelles originales de peintres de la ville : "Si Carrières m'était conté..."

Marcel BOITEUX

 

Co-fondateur de l'A.H.S.V.C., Marcel BOITEUX s'est attaché à étoffer le fonds documentaire de l'association en copiant et en traduisant des documents anciens, rédigés en vieux français : actes notariés, archives départementales et nationales.

 

 

Lucien DURAND

 

Lucien a oeuvré dans l'association comme secrétaire adjoint. Il n'a cessé d'être un compagnon souriant, agréable, "positif" et dévoué.

Il avait de multiples centres d'intérêt : il fut, pendant de nombreuses années, le président de l'association d'apprentissage de l'italien à Carrières, ITALACAD.

Son épouse Chantale est présidente de l'association "Mémoire et histoire de Montesson".